Le cadre réglementaire
L’audit interne est la fonction qui fournit au conseil d’administration et aux organes de direction une appréciation indépendante et objective de l’efficacité des processus de gouvernance, de gestion des risques et de contrôle. La référence professionnelle est constituée par les Normes mondiales d’audit interne (Global Internal Audit Standards) de l’Institute of Internal Auditors, en vigueur depuis 2025. Elles ont remplacé les éléments obligatoires du précédent International Professional Practices Framework (Standards, code de déontologie et Core Principles) et fixent des exigences en matière d’indépendance, de planification fondée sur les risques, de communication des résultats et de qualité de la fonction. Pour la conception du système de contrôle interne, le modèle de référence reste le cadre COSO, complété par le COSO ERM pour la gestion des risques d’entreprise. Le Three Lines Model de l’IIA précise enfin le rôle de l’audit interne comme troisième ligne, distincte des rôles de première et de deuxième ligne (gestion opérationnelle, risk management et conformité) qui restent du ressort du management.
En Italie, la fonction est prévue par le Code de gouvernance d’entreprise pour les sociétés cotées qui y adhèrent et par les réglementations sectorielles applicables aux banques, aux assurances et aux intermédiaires financiers. Pour toutes les autres entreprises, l’impulsion vient du code civil italien. L’art. 2086, alinéa 2, impose à l’entrepreneur qui opère sous forme sociétaire ou collective des dispositifs organisationnels, administratifs et comptables adaptés à la nature et à la taille de l’entreprise, notamment en vue de la détection précoce de la crise et de la perte de continuité d’exploitation (décret législatif italien 14/2019, code de la crise d’entreprise). L’art. 2381 demande aux organes délégués de les mettre en place et au conseil d’administration d’en apprécier l’adéquation. Sans vérification indépendante des processus, cette appréciation repose surtout sur les informations fournies par ces mêmes organes délégués : l’audit interne la corrobore par des éléments recueillis sur le terrain.
Notre approche
Nous assurons la fonction en externalisation, en en assumant l’entière responsabilité opérationnelle, ou en co-sourcing, aux côtés d’une structure interne qui a besoin de compétences spécialisées ou de capacité complémentaire. Dans les deux cas, le mandat est formalisé dans une charte d’audit approuvée par le conseil d’administration : le document définit le périmètre, les pouvoirs, les lignes de reporting et les règles d’indépendance. Pour les sociétés cotées, le Code de gouvernance d’entreprise italien admet expressément que la fonction soit confiée, en totalité ou par segments d’activité, à un prestataire externe présentant des garanties suffisantes de professionnalisme, d’indépendance et d’organisation, le choix devant être motivé dans le rapport sur le gouvernement d’entreprise.
Nous partons de l’univers d’audit : la liste raisonnée des processus, des sociétés, des systèmes et des fournisseurs susceptibles d’être audités. Nous l’évaluons par niveau de risque avec le management, en réutilisant les analyses déjà disponibles pour ne pas demander deux fois les mêmes éléments. En découlent le plan pluriannuel et le plan annuel soumis au conseil d’administration.
Les missions suivent un programme de travail écrit : analyse documentaire, entretiens, reconstitution des processus sur le terrain, tests des contrôles sur des échantillons définis, recherche des causes racines. Les constats sont discutés avec les responsables avant la rédaction du rapport, afin que les recommandations soient exploitables et déjà partagées. Le suivi fait partie du service : nous contrôlons la mise en œuvre des plans d’action et rendons compte périodiquement au conseil d’administration, au comité de contrôle et des risques et au Collegio sindacale, le collège des commissaires aux comptes de droit italien.
Nous soignons particulièrement la coordination avec les autres dispositifs de contrôle (Organisme de surveillance ou OdV, réviseur légal des comptes, DPO, responsables des systèmes de management), afin que les flux d’information s’intègrent et que l’entreprise ne subisse pas de vérifications répétées sur les mêmes processus.
Ce qui distingue notre service
- Un dispositif vérifiable : charte d’audit, procédures opérationnelles, KPI de la fonction et programme d’assurance qualité sont construits sur les Normes mondiales d’audit interne, afin que le conseil d’administration et le Collegio sindacale puissent apprécier le travail de la fonction et non seulement ses résultats.
- Un suivi tracé : chaque constat alimente un registre avec responsable, échéance et état d’avancement ; nous vérifions sur le terrain la mise en œuvre des actions correctives et en rendons compte dans le rapport périodique aux organes de direction.
- Des constats utiles à la gouvernance : les rapports distinguent ce qui est urgent de ce qui est perfectible et portent une appréciation globale sur le système de contrôle, plutôt qu’une simple liste d’anomalies.
- De la souplesse : la formule (externalisation ou co-sourcing) et l’intensité des missions s’adaptent chaque année à l’évolution du périmètre et des risques, sans contrainte d’effectif.