Le contexte
L’activité bancaire et financière est réservée et surveillée : l’entrée sur le marché passe par un agrément, dont le maintien dépend du respect continu des exigences organisationnelles et de fonds propres. Banca d’Italia exerce la surveillance prudentielle au sein du mécanisme de surveillance unique, qui confie à la BCE la surveillance directe des banques importantes ; la Consob encadre les services d’investissement ; l’UIF, l’unité italienne de renseignement financier, reçoit les déclarations d’opérations suspectes. Le périmètre est hétérogène, des banques aux confidi (les organismes italiens de garantie mutuelle) soumis à surveillance.
Le socle est en revanche commun. Chaque intermédiaire doit se doter de fonctions de contrôle distinctes (contrôle des risques, conformité, audit interne) et de dirigeants remplissant les conditions d’honorabilité et de compétence. Les dispositions anti-blanchiment de Banca d’Italia y ajoutent la fonction anti-blanchiment : une fonction de contrôle de deuxième niveau autonome, dotée de son propre responsable, auquel s’ajoute la figure distincte du responsable des déclarations d’opérations suspectes ; dans les intermédiaires moins complexes, elle peut être confiée, aux conditions prévues, au responsable de la conformité.
Les exigences prudentielles, elles, diffèrent : l’ICAAP, l’ILAAP et les règles de fonds propres et de liquidité revues par le paquet bancaire européen de 2024 (CRR3 et CRD6) concernent les banques, tandis que les autres intermédiaires suivent les dispositions qui leur sont applicables, avec la protection des fonds de la clientèle pour les établissements de paiement et de monnaie électronique.
À la surveillance prudentielle s’ajoutent la protection de la clientèle et la lutte contre le blanchiment : le Titre VI du TUB (le code bancaire italien, D.Lgs. 385/1993) et les dispositions de transparence de Banca d’Italia régissent la relation avec le client, jusqu’aux recours devant l’Arbitro Bancario Finanziario (le médiateur bancaire et financier italien), tandis que les services d’investissement relèvent du TUF, le code italien des marchés financiers, et de MiFID II. Le D.Lgs. 231/2007 et les mesures d’application de Banca d’Italia encadrent les obligations de vigilance et la déclaration des opérations suspectes ; le paquet anti-blanchiment européen de 2024 transférera l’essentiel de la matière dans un règlement directement applicable, mais avec une entrée en application différée : aujourd’hui, les obligations opérationnelles restent celles du décret.
Sur le plan technologique, la référence est le règlement (UE) 2022/2554 (DORA), qui fait entrer la dépendance à l’égard des prestataires de services informatiques dans le champ de la surveillance, jusqu’au registre des accords communiqué à l’autorité. Le RGPD pour le profilage et le credit scoring, le D.Lgs. 231/2001 et les attentes prudentielles sur les risques climatiques et environnementaux complètent le tableau.
Notre accompagnement
Un interlocuteur unique, qui connaît la surveillance prudentielle, la lutte contre le blanchiment et les systèmes d’information, travaille avec les fonctions de contrôle, l’informatique, la direction des crédits et les organes de direction, au lieu de consultants séparés pour chaque réglementation. Nous partons des documents que l’intermédiaire produit déjà : rapports des fonctions de contrôle, auto-évaluation des risques de blanchiment, registre des réclamations, suites des inspections.
Sur la troisième ligne, nous proposons l’audit interne en externalisation ou en co-sourcing, avec un reporting aux organes de direction et la coordination entre le Collegio sindacale, le collège des commissaires aux comptes de droit italien, le contrôleur légal des comptes et l’Organisme de surveillance.
Le risque informatique se maîtrise en construisant le dispositif DORA et en le mettant à l’épreuve : les tests d’intrusion et évaluations des vulnérabilités sur les canaux numériques vérifient ce que les procédures affirment.
La transparence se mesure sur les documents qui parviennent au client et sur le cycle des réclamations, jusqu’aux recours devant l’Arbitro Bancario Finanziario : la source la plus directe de signaux sur les processus qui ne tiennent pas. Sur le même versant se trouvent les procédures anti-blanchiment, les obligations en matière de données personnelles sur le scoring et le marketing, et le Modèle 231 greffé sur les dispositifs existants.
Les données de durabilité suivent le même principe : une seule chaîne de la donnée, avec des contrôles sur les estimations et la traçabilité, au service de l’information Pilier 3 ESG comme du rapport de durabilité.
Le périmètre se définit ensemble et les décisions restent du ressort des organes de l’intermédiaire : nous apportons la lecture réglementaire, la méthode de vérification et les éléments de preuve, avec des responsabilités et des délais fixés au départ.
Pourquoi un partenaire unique
- Un seul dispositif pour plusieurs réglementations : surveillance prudentielle, lutte contre le blanchiment, DORA, protection des données et Modèle 231 exigent en partie les mêmes contrôles ; nous les cartographions une seule fois, sous une forme utilisable par toutes les fonctions.
- Des éléments de preuve prêts pour le superviseur : papiers de travail, registres et procès-verbaux sont construits en pensant à celui qui les lira lors d’une inspection.
- La proportionnalité : procédures et plans de vérification sont calibrés sur la taille et l’activité, sans reproduire les dispositifs d’un groupe important là où ils ne servent à rien.
- La continuité : les règles bougent ; nous restons aux côtés de l’intermédiaire pour actualiser les procédures, former les personnes et mesurer les dispositifs dans le temps.